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— Articles 37 à 39 du RGPD —

Le DPO : un rôle distinct,
une expertise obligatoire

Le Délégué à la Protection des Données n'est pas le responsable légal de votre structure. Il ne peut pas l'être. Son rôle exige une indépendance totale, une expertise juridique certifiée — et une nomination déclarée à la CNIL. Pour les petites structures de santé, l'externalisation n'est pas un luxe : c'est la seule voie viable.

Art. 37–39 RGPD Indépendance requise Expertise certifiée Déclaré à la CNIL

Que fait concrètement un DPO dans votre structure

Le DPO est l'interlocuteur unique de votre structure vis-à-vis de la CNIL et des personnes concernées. Il n'est pas là pour "faire à votre place" — il conseille, contrôle, forme et alerte. Mais son avis doit être suivi, et sa nomination doit être réelle.

Art. 39.1(a)

Informer et conseiller le responsable de traitement

Le DPO informe la direction et les membres de l'organisation de leurs obligations RGPD. Il conseille sur les traitements envisagés, les contrats de sous-traitance, les nouvelles fonctionnalités applicatives.

Art. 39.1(b)

Contrôler le respect des obligations

Le DPO vérifie que la structure respecte effectivement le RGPD : registre tenu à jour, AIPD réalisées, supports d'information conformes, formation des équipes assurée, violations correctement gérées.

Art. 39.1(b)

Sensibiliser et former le personnel

La formation des équipes est une mission légale du DPO. Il conçoit et anime les sessions de sensibilisation, produit les preuves d'accountability, et met à jour les contenus à chaque évolution réglementaire.

Art. 39.1(c)

Conseiller sur les AIPD

Le DPO doit être consulté avant toute AIPD et en supervise la conduite. Si les risques résiduels sont élevés et que la structure passe outre son avis, le DPO en consigne le désaccord par écrit.

Art. 39.1(e)

Coopérer avec la CNIL et être le point de contact

Le DPO est l'interlocuteur officiel de la CNIL. En cas de contrôle, de demande d'information ou de violation déclarée, c'est lui qui répond. Les personnes concernées peuvent aussi le contacter directement pour exercer leurs droits.

Pratique

Gérer les violations de données et les demandes de droits

Chaque violation déclarée, chaque demande d'accès ou d'effacement passe par le DPO. Il évalue, documente, répond dans les délais légaux et, si nécessaire, déclenche la notification à la CNIL dans les 72h.

DPO interne, mutualisé ou externalisé : laquelle choisir

Le RGPD autorise trois formes de DPO. Le choix dépend de la taille de la structure, des ressources disponibles et — surtout — des exigences d'indépendance et de compétence que chaque option permet réellement de satisfaire.

DPO Interne

Un membre de l'organisation, salarié ou agent, est désigné DPO. Il exerce cette fonction en plus de ses autres missions, ou à temps plein dans les grandes structures.

  • Connaissance de la structure
  • Disponibilité immédiate
  • Conflit d'intérêts quasi-inévitable en petite structure
  • Expertise juridique rarement disponible en interne
  • Impossible si la personne tient une fonction décisionnelle (IT, RH, direction…)
  • Formation certifiante nécessaire et coûteuse
Difficile pour les structures < 50 salariés

DPO Mutualisé

Plusieurs structures désignent conjointement un même DPO — souvent dans le cadre d'un groupement, d'un GIE ou d'une association professionnelle.

  • Partage du coût entre plusieurs structures
  • Expertise partagée
  • Disponibilité limitée pour chaque structure
  • Coordination complexe entre structures aux traitements différents
  • Chaque structure reste individuellement responsable

Pourquoi personne dans votre structure ne peut être DPO

Dans la quasi-totalité des CPTS, MSP, réseaux et petites structures de santé, aucun membre de l'équipe ne peut légalement et valablement exercer la fonction de DPO. Pas le président, pas le directeur, pas le responsable informatique. Ce n'est pas une question de volonté — c'est une question de droit.

Interdit

Le président ou responsable légal ne peut pas être DPO

Le DPO est distinct du responsable de traitement (RT). Le RT est celui qui décide des finalités et des moyens du traitement — il ne peut pas contrôler ses propres décisions en qualité de DPO. La CNIL considère ce cumul comme un conflit d'intérêts structurel invalidant la nomination.

Interdit

Le directeur administratif ou financier ne peut pas être DPO

Toute personne qui prend des décisions sur les traitements de données — budget SI, choix des prestataires, politique RH — est en situation de conflit d'intérêts (Art. 38.6 RGPD). Le CEPD cite explicitement les DG, DAF et DSI comme profils incompatibles.

Interdit

Le responsable informatique ne peut pas être DPO

Le DSI ou le référent informatique définit les systèmes qui traitent des données. Être DPO supposerait qu'il contrôle ses propres choix techniques. C'est le cas de conflit d'intérêts le plus fréquent — et le plus souvent sanctionné.

Condition

Toute personne désignée doit justifier d'une expertise certifiée

L'article 37.5 du RGPD exige que le DPO soit désigné sur la base de "qualités professionnelles et, en particulier, de connaissances spécialisées du droit et des pratiques en matière de protection des données". Une nomination sans formation validée expose à une invalidation de la désignation lors d'un contrôle.

Interdit

Le DPO ne peut pas recevoir d'instructions sur ses missions

L'article 38.3 garantit l'indépendance du DPO : il "ne reçoit aucune instruction" et "ne peut être relevé de ses fonctions pour avoir exercé ses missions". Dans une petite structure, un DPO salarié subordonné à la direction est structurellement dépendant — et donc invalide.

Interdit

Le DPO ne peut pas cumuler une fonction opérationnelle incompatible

Même un membre de l'équipe sans fonction décisionnelle peut être en situation de conflit s'il traite lui-même des données dans le cadre de ses missions. Un secrétaire médical ne peut pas être DPO tout en gérant les dossiers patients au quotidien.

La CNIL a sanctionné des structures pour nomination de DPO non conforme — notamment lorsque le DPO désigné était aussi le responsable SI ou la directrice administrative. Une mauvaise nomination est pire que l'absence de nomination : elle crée une apparence de conformité qui aggrave la sanction en cas de contrôle.

Comment nommer et déclarer votre DPO à la CNIL

La désignation d'un DPO est une décision formelle qui doit faire l'objet d'une décision de l'organe délibérant de la structure, puis d'une déclaration sur le portail officiel de la CNIL. Ce n'est pas une simple désignation interne.

01

Délibération de l'organe compétent

La nomination du DPO doit faire l'objet d'une décision formelle — délibération du conseil d'administration, décision du président ou du directeur selon la forme juridique. Elle doit préciser l'identité du DPO et le périmètre de sa mission.

02

Contrat ou lettre de mission

Pour un DPO externe, un contrat de prestation est obligatoire. Il définit les missions, le périmètre d'intervention, les modalités de disponibilité et les clauses de confidentialité. Le contrat fonde la relation contractuelle et la responsabilité des parties.

03

Déclaration sur le portail CNIL

La nomination doit être déclarée à la CNIL via le portail officiel de notification. La CNIL attribue un numéro de référencement au DPO. Les coordonnées du DPO doivent ensuite figurer dans le registre des activités de traitement et dans tous les supports d'information.

Déclarer votre DPO sur le portail officiel de la CNIL

La déclaration du DPO s'effectue directement sur le portail de notification en ligne de la CNIL. La démarche est gratuite. Une fois validée, la CNIL confirme la prise en compte et le DPO est référencé comme interlocuteur officiel de votre structure.

Accéder au portail CNIL de déclaration du DPO

Ce que comprend la mission de DPO externalisé RGPD Santé

Inès Monti, DPO certifiée et déclarée à la CNIL, peut être désignée DPO de votre structure. Elle dispose de l'expertise en droit de la santé, des certifications requises et de l'indépendance totale que la fonction exige.

Ce que vous obtenez avec un DPO externalisé RGPD Santé

Une mission de DPO externalisé n'est pas une prestation ponctuelle — c'est un accompagnement dans la durée, qui couvre l'ensemble des obligations légales de la fonction et s'adapte aux évolutions de votre structure.

Nomination formelle et déclaration CNIL — Rédaction de la lettre de mission, délibération de l'organe compétent, déclaration sur le portail CNIL et attribution du numéro de référencement. Vous êtes en conformité dès le premier jour.
Mise en place et tenue du registre des activités de traitement — Recensement des traitements, qualification juridique, rédaction des fiches registre et mise à jour continue à chaque évolution de votre organisation.
Conseil continu sur tous vos traitements — Chaque nouveau prestataire, nouveau logiciel, nouveau projet est soumis à analyse RGPD avant mise en œuvre. Vous disposez d'un avis motivé, consultable et documenté.
Gestion des demandes de droits et des violations — Réception, instruction et réponse aux demandes d'exercice de droits. Évaluation des incidents, notification CNIL dans les 72h si nécessaire, documentation du registre des violations.
Interlocuteur unique vis-à-vis de la CNIL — En cas de contrôle, de plainte d'un tiers ou de demande d'information de la CNIL, le DPO prend en charge la relation avec l'autorité de contrôle. Vous n'êtes pas seul face à la CNIL.

Un DPO adapté à chaque structure de santé

Chaque structure de santé a ses propres traitements, ses propres risques RGPD et ses propres interlocuteurs. Découvrez comment nous intervenons concrètement pour votre type d'organisation.

— Passez à l'action —

Un DPO indépendant, certifié, déclaré à la CNIL

RGPD Santé prend en charge la désignation, la déclaration et l'ensemble des missions légales du DPO — pour que vous puissiez vous concentrer sur votre cœur de métier, avec la certitude d'être en conformité.